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Jeudi 26 Février 2015 - Jour 19 - Diego Suerez - MADAGASCAR



Une fois n’est pas coutume, c’est de l’hôtel et non du bateau que nous partons à la découverte de la région de Diego Suarez. 
Chef-lieu de la région D.I.A.N.A, Diego Suarez est réputé pour le faste de son passé colonial et pour son port, aujourd'hui le troisième du pays.

Nous faisons connaissance avec Olivier notre guide avec qui nous partons en minibus en direction de la 3ème plus grande baie du monde. 
Cette baie est bien sûr très belle, mais en l’occurrence il s’agit uniquement dela distance pour en faire le tour qui est comptabilisée, soit 155 kilomètres tout de même pour celle-ci !

Nous nous rappelons très bien de notre dernier passage ici, malheureusement le temps et la pluie avait altéré le rendu des paysages.
Après un premier arrêt pour la traditionnelle photo du pain de sucre local, nous  poursuivons en direction de la Montagne des Français au pied de laquelle nous découvrons les baobabs séculaires. C’est une variété endémique de Madagascar, avec une silhouette caractéristique où le sommet est complètement aplati. 
De cet endroit nous avons un point de vue magnifique sur la baie à 360°. 

L'itinéraire nous mène ensuite près du phare du Cap Miné situé à l'entrée de cette baie.
Il y a en cet endroit d’anciens bâtiments en ruine, vestiges de l’occupation française.
C’est une ancienne base de la marine nationale qui contrôlait son entrée.

Les vieux canons rouillés sont encore là, ils ont servi durant la deuxième guerre mondiale, bien que ce fut problématique en raison de l’allégeance du régime de Vichy envers les autorités allemandes. Un sous-marin japonais fut tout de même coulé en 1942 grâce au tir d’un de ces canons.
Au lendemain de l’indépendance, le peuple de Madagascar avait à coeur d’effacer les traces du colonisateur.
C’est pourquoi tout ce qui a trait à la France a été démoli, vandalisé ou tout simplement laissé à l’abandon.
Aujourd’hui, devant la misère et la décrépitude des équipements tels que routes, ponts, et tout ce que nous avions construit, les avis sont moins tranchés vis à vis de la France. Certains même nous dirons qu’ils regrettent ce passé.
Le Français n’était plus enseigné, mais aujourd’hui ils se sont enfin aperçu que le malgache est un frein aux échanges internationaux. Actuellement les écoliers apprennent tous le français. Voilà pour ce bref rappel de l’histoire, mais on ne peut visiter Madagascar en ignorant notre passé commun.
Aujourd’hui les plaies sont pansées et les rapports avec les «vasas», c’est à dire les blancs se sont normalisés.

Nous nous rendons ensuite au village de Ramena. Ce sera pour nous l’occasion de voir la vie locale de ses pêcheurs.
Certains vont chercher le poisson sur des embarcations rudimentaires faites au moyen d’un tronc évidé et d’un balancier, d’autres, tout simplement depuis la plage vont remonter un long filet à plusieurs.

Dans un jardin à proximité, un homme taille une embarcation, comme probablement cela se fait ici depuis de nombreuses générations .

Après une bonne baignade dans une mer si chaude, que nous n’en serons pas rafraîchis, nous déjeunons sur place les pieds dans le sable au restaurant de la plage, où l'on nous sert un déjeuner à base de poissons grillés et de spécialités locales typiques, sans oublier le petit rhum arrangé. 

L'après-midi, nous retournons en ville pour se promener dans la rue Colbert, comme nous l’a conseillé notre guide: « si tu n’as pas vu le pain de sucre et la rue Colbert, tu ne connais pas Diego »
En fin d’après-midi nous remontons à bord de neoRiviera. Nous sommes contents de le retrouver après ces deux jours, faut dire que l’on commence à y être chez nous.

Un fort grain s’abat en soirée au port, le commandant a pris la sage décision de reporter notre départ.

C’est donc avec une heure et demie de retard que nous quittons Diego Suarez pour Tamatave que nous atteindrons après-demain.














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