La dernière fois que nous sommes venus au Cap Vert c’était au commencement du tour de monde austral, cette fois c’est au retour de la grande croisière d’Afrique.
neoRiviera accoste strictement au même endroit dans le port de Mindelo, mais l‘escale sera plus longue que l’an passé ce qui nous permettra d’en connaître un peu plus cette île encore préservée du tourisme de masse.
Cette fois Costa a mis un système de navette pour relier le centre ville au port, distant d’un kilomètre et demi, chose qui n’existait pas auparavant, comme quoi au fil des escales à Mindelo le processus s’améliore. Il existe aussi des excursions organisées par la compagnie, c’est également une nouveauté.
Il est à parier que ces îles ne resteront pas authentiques très longtemps.
D’ailleurs à la descente du bateau nous constatons des changements, en particulier des constructions en bord de mer au design épuré qui accueillent l’office de tourisme et divers boutiques et restaurants.
L’ambiance rappelle le Brésil par sa population métissée, son habitat, ou même par la musique qui s’échappe ci et là des bars animés de la ville.
C’est par nous-mêmes que nous visiterons Mindelo et ses environs, en commençant par une visite à pied.
Les rues sont animées par de petits commerces mais aussi par les couleurs des façades et les ondulations de la chaussée.
Nous passons devant une maison que nous reconnaissons, celle où vivait Césaria Évora. Nous nous en approchons et demandons à la jeune fille présente qui s’occupe de deux bambins de 2 ou 3 ans, si elle savait qui en était la propriétaire. Elle nous confirme que la maison appartient maintenant à sa fille.
Nous poursuivons par la visite du marché municipal où se vendent fruits et légumes, mais aussi toutes sortes d’objets hétéroclites.
Puis nous faisons un petit arrêt à l’Alliance Française, lieu qui nous avait séduit lors de notre première visite, pour y déguster un jus de mangue frais pressé.
Direction le marché aux poissons et son ambiance toujours aussi animée. De beaux et gros poissons garnissent les étals, des employés municipaux s’affairent à la découpe des filets. On note une certaine fébrilité, voire nervosité dans les transactions, comme si le temps pressait les ventes.
Nous continuons notre promenade, passons devant la tour Belem, la réplique à petite échelle de la tour du même nom érigée à Lisbonne.
Puis nous prenons un taxi pour nous rendre au «Monte Verde» le point culminant de l’île Sao Vicente culminant à 774 mètres.
En quittant les faubourgs de Mindelo, les maisons deviennent éparses puis laissent place à un environnement rocheux et désertique.
La chaussée pavée de pierres grimpe sur une pente accore. On y roule sur une seule voie le long de profonds ravins protégés parfois par un petit muret de pierre.
Coincé derrière un camion militaire, notre voiture peine à gravir la montagne, rétrogradant souvent en première vitesse. Le paysage est grandiose et magnifique, la route est impressionnante, parfois taillée dans la roche au bord du précipice. Elle nous fait penser immédiatement à la «route de l’or» à Madère, construite sur un modèle identique.
Arrivés au sommet nous jouissons d’une vue à couper le souffle sur le paysage environnant et les 2 plages totalement désertes et sauvages situées au nord de l’île: «Praia Grande» et «Baia Das Gatas» connue pour son festival de musique, et pour être la terre natale de la chanteuse Cesaria Évora.
Le vent est violent à cet endroit, nous faisons demi-tour en espérant secrètement que les freins de notre vieille Mercedes tiendront le coup jusqu’en bas … si nous vous écrivons ces lignes c’est que tout s’est bien passé !
Il est déjà 13 heures, rendez-vous au restaurant «Sodade» avec 2 amis avec qui nous avions prévu de déjeuner.
Mais il faut grimper pour y accéder, d’abord dans une rue pentue, puis arrivés sur place, deux étages encore à gravir.
Mais il faut grimper pour y accéder, d’abord dans une rue pentue, puis arrivés sur place, deux étages encore à gravir.
Mais quelle récompense ensuite !
Nous sommes confortablement installés sur une terrasse ombragée qui surplombe Mindelo, avec vue imprenable sur la mer et les collines qui nous entourent.
Quel plaisir aussi de se retrouver ainsi entre amis pour partager en de telles conditions ce repas avec au menu bonne humeur et … vin local.
L’après-midi nous poursuivons notre périple avec le bus local qui pour la modique somme de… 40 centimes d’euro fait son circuit dans toute la ville de Mindelo: c’est la ligne n°3.
Nous avons, l’espace de quelque temps, été en contact avec la population qui travaille, les jeunes qui étudient ou les mères qui vont faire leurs courses.
Enfin, après une rapide promenade en bord de mer, nous regagnons neoRiviera.
Il est 18 heures 15 lorsque nous quittons le port, neoRivera gronde de ses 3 puissants coups de sirène et s’éloigne lentement du port.
Quelques minutes plus tard, de nouveau il entonne trois coups de corne de brume, on n’y comprend plus rien, mais on se dit que c’est peut-être un nouveau klaxon italien !
Lorsque nous verrons de la poupe du navire apparaître deux voiliers qui paraissent bien fragiles, on s’est dit que cela voulait probablement dire: « poussez vous de là je passe »
Non mais allo quoi !



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