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Samedi 28 Février 2015 - Jour 21 - Tamatave - MADAGASCAR


Tout a commencé par de la pluie, avant que nous descendions de neoRiviera. 
Tamatave a connu la veille de notre venue de grosses pluies diluviennes, les plus importantes depuis un an, dixit la météo de la télévision.
Alors on ajoute les K-Way dans le sac à dos, c’est la première fois depuis le départ.

Et bien, décidément nous avons beaucoup de chance, la pluie s’arrête à la descente du navire et le temps ne cessera de s’améliorer tout au long de la journée pour retrouver un soleil radieux assorti d’une chaleur étouffante, comme d’hab quoi…

Nous nous sommes organisés pour nous regrouper avec 7 autres membres de Voyage Forum pour remplir un mini bus. Ce fut la clé d’une joyeuse ambiance qui nous a accompagné durant toute l’excursion.
Nous quittons le port en direction du port fluvial de Tamatave situé en bordure du canal des Mangalanes. Ces canaux, d’une longueur totale de 583 kilomètres relient entre-eux des lacs naturels avant de se jeter dans l’océan Indien. 
Nous embarquons sur une pirogue traditionnelle en bois baptisée Manuella équipée d’un moteur poussif. L’accès se fait par une succession de planches et de marches glissantes et instables. Certains (que je ne nommerai pas) attendent appareils photo à la main pour le cas où… Ils en ont été pour leur frais !

Nous naviguons sur le canal où il nous est donné de croiser des embarcations locales qui transportent du matériel de construction comme des bambous, du bois, des fruits, des légumes et autres…
Il en existe de toutes les formes depuis les simples radeaux de bambous déhalés au moyen de perches jusqu’aux bateaux-brousse surchargés de passagers, en passant par les pirogues à voiles carrées.
Des petits villages s’étirent le long de l’eau, on y voit le linge sécher à chaque habitation et leurs habitants nous adressent au passage des signes d’amitié.
Toujours beaucoup d’enfants dans les bras de leurs mères, dont certaines paraissent d’ailleurs très jeunes.
Nous pouvons également découvrir la technique de pêche des malgaches à proximité de l’estuaire où les canaux rejoignent l’océan indien. 

Nous arrivons ensuite au village de Tapakala, où nous sommes accueillis par le chef du village. Environ 400 personnes vivent ici (dont Johnny notre guide), et pour eux le passage d’un bateau de croisière est une aubaine. Tout au long des rues en terre battue, des enfants nous proposent des fleurs, des colliers confectionnés avec des graines et d’autres objet artisanaux fabriqués sur place.
La population s’est mobilisée pour l’occasion et leur gentillesse mérite d’être soulignée. Répondant à l’invitation de visiter l’une de leur habitation, nous découvrons un intérieur malgache, constitué d’une seule et unique pièce. Ce qui tient de cuisine est à l’extérieur pour des raisons de sécurité incendie.

Sur la place du village a lieu en l’honneur de notre venue, un combat de boxe locale, le Morenghy. C’est l’un des sports nationaux de Madagascar, mais de voir ainsi 2 hommes se frapper violemment et à mains nues nous a conduit à éviter très rapidement ce spectacle. 
Nous lui avons très largement préféré les musiques et danses locales aux sons des percussions africaines, accompagnées de rafraîchissements et de fruits locaux: bananes rôties, ananas, mangues, papayes, etc. 

Nous reprenons les pirogues à moteur jusqu’à Tamatave. De là nous reprenons nos mini van pour rejoindre «Bazar Be» où nous sommes accueillis à la descente du véhicule par des groupes de femmes et d’enfants faisant la mendicité.
Une présence policière assure notre sécurité, dans les allées archi bondées du marché qui facilite les vols et les pickpockets. Les vendeurs se font pressants et gâchent le plaisir que l’on pourrait avoir à déambuler tranquillement. De toute façon, les boutiques proposent à peu près toutes les mêmes choses. Ce marché est visiblement destiné principalement aux touristes et n’offre que peu d’intérêt, dommage.


Nous rentrons sur le navire. Le départ nous permet d’admirer les côtes qui s’éloignent petit à petit. Direction l’Est vers Maurice où nous débarquerons Lundi matin.
















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