C’est la première fois que Costa fait escale à Fuerteventura, nous aussi, ça tombe bien !
Nous sommes amarrés à Puerto del Rosario, non loin du centre ville. Les installations portuaires, bien que sommaires sont neuves.
Nous avons rendez-vous avec notre loueur de voiture, comme la veille il sera pile à l’heure, et aurons le plaisir d’être surclassé en C4 Picasso à la place de la Polo prévue.
Nous partons à la découverte du nord de l’île. Dès la sortie du port c’est sans aucune transition que nous entrons dans une zone désertique, un peu à l’image des abords du Teide, mais avec des lignes plus adoucies. Immédiatement on se rend compte qu’ici presque rien ne pousse.
L’île est balayée par le vent, d’où son nom, et il y a encore d’anciens moulins ci et là qui ont été restaurés.
Nous nous arrêtons pour un premier arrêt à Tindaya, et avons apprécié le calme de ce village aux maisons d’un blanc immaculé.
Nous poursuivons vers le petit port de pêche d’El Cotillo, avec son accès à la mer coincé entre deux énormes rochers.
Nous y resterons un bon moment à contempler les plages qui s’étirent à perte de vue situées un peu plus loin. Nous pousserons ensuite jusqu’à l’impasse qui mène au phare d’El Tostón situé à 5 kilomètres.
Mais nous sommes surpris et très déçus par l’environnement.
Des centaines de camping cars et tentes se sont installés ici de manière totalement sauvage tout au long de la côte, avec les petites cabanes d’aisance qui vont avec.
De vrais campements de nomades. Ce sont des allemands pour la plupart, ils ont envahi Fuerteventura pour venir gouter aux plaisirs du naturisme.
Nous fuyons rapidement l’endroit pour nous diriger vers Corralejo qui a fait sa réputation autour de ses immenses dunes de sable blanc. C’est vrai que dans un archipel d’îles volcaniques, ce sable blanc est inusuel.
Mais arrivés sur place: c’est l’horreur !
Une ville à touristes, complètement artificielle, composée d’immenses résidences monotones car strictement identiques entre-elles, visiblement les urbanistes ont usé et abusé du copier-coller !
Des rues à angle droit où se succèdent magasins d’articles de plage, de souvenirs, des bars, restaurants, marchands de frites et j’en passe.
Nous ne prendrons même pas le temps de poser pied à terre, là où pourtant nous avions prévu de déjeuner.
Nous repartons, dans la campagne sereine et tranquille aux paysages authentiques, et retraversons l’île dans l’autre sens. Nous aurons tout de même le loisir d’admirer ces fameuses dunes en route. Cela nous a réconcilié avec l’île.
C’est finalement à El Cotillo que nous reviendrons pour déjeuner à une heure somme toute normale ici: il est 14 heures 30.
Nous dégusterons la spécialité locale les « papas arrugada», de petites pommes de terres cuites en robe des champs dans de l’eau de mer. Elles se mangent avec leur peau flétrie, offrent un goût mi sucré-mi salé et s’accompagnent de sauces. C’est une spécialité des Canaries qui provient à l’origine d’Amérique du Sud.
Allez, tant qu’on y est, on ajoute un plateau de fromages locaux et un vino tinto.
Bien repus, nous reprenons la route pour regagner Puerto del Rosario. Nous traversons de beaux paysages désertiques et colorés. Nous ferons quelques photos panoramiques.
Avant de rendre notre véhicule, un dernier petit tour au port pour admirer de nombreuses statues qui ornent ci et là la ville.
Allez, on finit par embarquer, il était temps, nous n’avions plus qu’un quart d’heure !


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