Un autre objectif que nous nous étions fixés était de visiter Robben Island.
Nous avons pu enfin réaliser aujourd’hui cette visite initialement prévue le 13 mars, jour où le vent avait contraint neoRiviera à rester au large.
Pendant plus de quatre siècles, Robben Island fut un lieu de détention pour exilés et prisonniers, mais aussi de confinement pour lépreux, aliénés et autres malades.
Depuis 1960, l’île est devenue synonyme de lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud. Parmi ses prisonniers politiques, citons Nelson Mandela qui y fut emprisonné pendant 18 ans et l’actuel président d’Afrique du Sud, Jacob Zuma, pendant dix ans.
Le 1er janvier 1997, le musée de Robben Island a ouvert ses portes au public, avec nombre de ses anciens détenus pour guides.
En 1999, Robben Island a été inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.
Nous nous rendons au terminal Nelson Mandela Gateway, où nous prenons un ferry pour traverser la baie de la Table et rejoindre Robben Island.
En cours de traversée, quelques animaux passent tout près de notre embarcation: phoques, pingouins, mais aussi baleine dont nous avons aperçu le souffle au loin.
À notre arrivée sur l’île, un bus nous attend pour en effectuer le tour, c’est le seul moyen autorisé. Pendant 45 minutes ce petit circuit nous permet de découvrir l’île-musée et faire quelques arrêts. C’est ainsi que nous verrons l’ancienne léproserie, la mosquée, l’église. On voit le petit village, des maisons d’habitation aujourd'hui désaffectées, où vivaient les gardiens et l’école destinée à leurs enfants. La vue sur la ville du Cap et sur la Table Mountain est magnifique.
Depuis son classement par l’UNESCO en 1999 au titre de patrimoine mondial de l’humanité, il n’y a plus que des pingouins, des phoques, des touristes et un gardien de phare et sa femme qui font pousser des tomates et du basilic dans leur jardinet.
Le paysage est aride, presque pelé, l’île est essentiellement recouverte de sable et d’une végétation clairsemée.
La côte faite de roches est recouverte de belles et majestueuses algues. L’île fait trois kilomètres de long sur deux kilomètres de large, mais paraît plus grande qu’elle n’en a l’air.
Nous nous arrêtons également à la carrière de chaux où l’ex-président sud-africain subit des dommages oculaires permanents et où d’autres personnalités de la lutte contre l’apartheid furent soumises aux travaux forcés.
Nous visitons ensuite à pied le quartier de haute sécurité, guidé par un ancien prisonnier politique. Son témoignage émouvant parait toujours aussi sincère.
Nous visitons également l’ancienne cellule de Madiba (Nelson Mandela), il y a la queue devant, et pourtant elle est comme les autres…
Après cette visite, c’est rempli d’émotion que nous rentrons au port.
Comme la veille nous occuperons le temps qui nous reste avant de quitter Le Cap au Water Front, endroit que décidément nous affectionnons.
Mais avant de partir définitivement d ‘Afrique du Sud, il nous faut satisfaire à un dernier « face to face » avec les autorités douanières.
Au revoir Afrique du Sud, au revoir Le Cap, nous emportons avec nous beaucoup de souvenirs et d’émotions.




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