C’est finalement à une heure et demi du matin que neoRiviera accoste.
Nous sommes exactement au même emplacement qu’il y a un an, et nous en sommes ravis car très bien situé par rapport à la ville.
Nous mettrons à profit les deux jours d’escale qui nous restent pour découvrir les lieux que nous n’avions pu visiter lors de notre dernier passage.
Aucune visite du Cap ne serait complète sans monter au sommet de la montagne de la Table, la principale attraction touristique de la ville, et la dernière fois nous n’avions pas pu nous y rendre car un vent violent empêchait les téléphériques de fonctionner.
Aujourd’hui il fait un temps extraordinaire, et le bleu du ciel se confond avec la mer. Nous avons finalement beaucoup de chance car la veille une épaisse couche de nuage recouvrait la table.
Dès 7 heures 30 nous partons en excursion.
Nous quittons le port pour passer Kloof Nek, le col qui sépare la montagne de la Table de Lion’s Head, puis nous rejoignons la station du téléphérique.
Des nacelles (de fabrication suisse) nous emmènent du pied situé à 363 m au sommet de la montagne à 1 060 m d’altitude en moins de 4 minutes.
D’autres plus téméraires préfèreront l’escalade à pied qui nécessite environ 3 heures et surtout une bonne dose de courage.
Durant notre ascension, nous admirons de spectaculaires vues panoramiques, d’autant plus que la nacelle tourne sur elle-même pendant la montée.
La montagne de la Table est un massif qui doit son nom à son sommet plat. Vue de la ville, elle est flanquée à gauche de Devil’s Peak et à droite de Lion’s Head, avec Signal Hill au premier plan. Cette sorte d’amphithéâtre abrite le centre-ville et quelques-uns des vieux faubourgs du Cap. D’autres anciens faubourgs se trouvent de l’autre côté de la chaîne montagneuse qui, telle une épine dorsale, traverse la péninsule du Cap, de la montagne de la Table à la pointe du Cap, le cap qui a précisément donné son nom à la ville.
Depuis le sommet, nous contemplons la zone naturelle qui s’étend de Signal Hill à la pointe du cap. Cette réserve présente l'une des plus fortes densités d’espèces végétales et animales endémiques.
Redescendus, nous constatons d’interminables files d’attentes, ainsi qu’une queue de voitures sur plusieurs centaines de mètres. Nous sommes samedi, il fait beau, cela explique sans doute cette affluence.
Après cette ascension, nous prenons la route de Durbanville pour visiter une exploitation vinicole. L’Afrique du Sud est un grand pays producteur de vins, et nous voulions découvrir les vignobles de la région.
Le domaine s’étend sur les collines appelées «Tygerberg Hills», car les hollandais, premiers colons du Cap trouvaient que ces collines inégales recouvertes d’arbustes ressemblaient aux taches du léopard
La visite guidée de la cave a été précédée d’une dégustation de 2 vins blanc et 3 vins rouge en accord avec des mets qui ont été spécialement élaborés pour cette dégustation.
Si l’Afrique du Sud ne possède pas de «grands crus» au sens où nous l’entendons, il n’en demeure pas moins que nous avons apprécié d’excellents vins de cépage qui peuvent rivaliser avec le plus grand nombre de nos vins français.
De retour au port, nous finirons la journée en nous promenant au Water Front, un quartier que nous avions adoré.
C’est un port animé, où se succèdent animations, restaurants, boutiques, artisans d’art, et un Mall géant avec plusieurs centaines de boutiques, depuis les plus simples jusqu’aux enseignes de luxe.
C’est donc le 14 que nous fêterons le 13 avec un dîner en tête à tête.
Chut ! On ne vous dira rien de plus !

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