Réveillés à 5 heures 30, nous nous hâtons pour le départ de notre deuxième safari. Une tasse de café et un jus d’orange vite avalés, nous voici en place dans la Land Rover, il est 6 heures.
Nous partons vers un autre secteur du parc, mais les 3 véhicules qui emmènent notre groupe sont en liaison permanente, de telle façon que tous puissent profiter des mêmes informations.
Il fait frais le matin, c’est à dire environ 20°C mais comparé à la chaleur étouffante en milieu de journée cela nous paraît froid, comme quoi tout est relatif.
Nous avons la chance de rencontrer plusieurs spécimens qui composent les big five, dont les photos ci-après en disent plus long mieux que les écrits. Nouvel arrêt pour une pause café en milieu de safari. Le scénario est bien rôdé ! Nous repartons en « chasse » avec l’espoir de rencontrer le roi des animaux: le lion. Malgré tous les efforts entrepris par notre pisteur nous n’en verrons pas cette fois. Mais nous gardons espoir, il reste encore 2 safaris.
Nous rentrons au lodge vers 10 heures où un copieux petit-déjeuner nous attend.
Nous profiterons du temps libre jusqu’au safari de cet après-midi pour profiter de notre lodge, de sa terrasse et de la piscine parfaitement intégrée dans l’environnement.
À 16 heures nous repartons pour le dernier safari de la journée. Nos accompagnateurs ont la ferme intention de trouver les lions qui habituellement peuplent les environs.
Pour cela un 2ème pisteur est venu en renfort.
Après quelques kilomètres l’un d’entre-eux descend du véhicule, emporte son talkie-walkie, une bouteille d’eau et s’enfonce dans la savane à la recherche d’indices. Son collègue le suit quelques temps après.
Plus d’une heure s’écoule, toujours rien. Notre ranger décide alors de tenter le tout pour le tout.
Il stoppe son véhicule, nous intime de rester sagement à l’intérieur en attendant son retour d’ici une dizaine de minutes.
C’est sûr que compte tenu de tout ce qui « grouille » ici dans les buissons, l’idée même de me dégourdir les jambes dans la nature ne m’avait même pas effleuré l’esprit.
Il nous quitte donc équipé de son talkie-walkie, d’une bouteille d’eau et … d’un fusil qu’il arme préalablement. À ce moment, je ne peux m’empêcher de penser aux deux noirs partis désarmés…
Enfin il revient, mais bredouille ! Nos espoirs de rencontrer des lions s’amenuisent. Nous aurons cependant une bonne surprise, un peu avant la tombée du jour: des guépards.
Ils sont plus rares ici que les lions, et notre ranger dit que leur présence explique l’absence de lions. C’est l’un ou l’autre parait-il, oui mais nous on veut fromage et dessert !
Sur le chemin du retour nous ferons une rencontre inopinée avec un troupeau d’éléphants, ils sortent de la forêt pour traverser la piste, nous faisant ainsi barrage.
Le ranger stoppe le véhicule, éteint ses phares et coupe la radio. Un silence pesant règne à bord. Nous entendons distinctement d’autres éléphants, juste à côté de nous à quelques mètres, se déplacer et manger bruyamment. Combien sont-ils ?
Nous nous regardons en chiens de faïence, jusqu’au moment où notre ranger leur parle en langage éléphant je suppose, car ce n’était ni de l’anglais, ni de l’afrikaans. Résultat, ils reculent de quelques mètres. Nous pensons à ce moment que c’est gagné, mais c’est sans compter sur le reste du troupeau qui reprend la traversée avec ses éléphanteaux au milieu, bien encadrés par les mères.
On sent une certaine nervosité de leur part et une vieille femelle vient se poster sur le côté, comme pour défendre son troupeau.
Profitant d’un petit passage laissé libre, notre ranger nous informe qu’il va passer au plus vite entre eux. Il en informe par radio les autres, redémarre, allume ses phares et se glisse de justesse entre les pachydermes. Au moment précis où nous nous retrouvons parmi eux, la vieille éléphante lève sa trompe, agite ses grandes oreilles avec un barrissement qui nous a fortement impressionné. Ouf !
Nous finirons la soirée autour d’un grand feu, où nous avons apprécié les saveurs de la cuisine africaine, et la délicieuse viande grillée de phacochère et d’impala.
Vite au lit, car demain on remet çà !


il vont bronze les guépard
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