Nous voilà revenus en France avec cette escale de 2 jours à l’île de la Réunion.
Avant notre départ nous avions réservé une voiture de location, elle est là qui nous attend au pied de neoRiviera, c’est plutôt pratique.
Mais une mauvaise surprise nous attend: tous les pompistes de l’île sont en grève alors nous pensons tout simplement: bienvenue en France!
Complaisant notre loueur nous propose de ramener la voiture telle quelle sans refaire le plein, plutôt sympa, d’autant plus que d’interminables files d’attentes marquent l’entrée des stations qui possèdent encore quelques gouttes de ce précieux liquide. Nous n’allons tout de même pas passer notre temps à faire la queue!
Nous nous dirigeons vers le but de cette journée: Cilaos et son cirque de montagnes, l’un des trois de la Réunion avec Salazie et Mafate où l’on ne peut accéder uniquement qu’à pied.
Pour y parvenir ce n’est pas moins de 400 virages que notre petite 208 devra accomplir. La beauté du paysage se mérite ici, et surtout à pied où les chemins de grandes randonnées font la joie des marcheurs.
Nous quittons la mer pour rejoindre la montagne qui fait de La Réunion, l’une des plus belles îles (avec celle de Ré naturellement…)
Des points de vue panoramiques marquent le parcours, où nous nous arrêtons de temps à autre pour admirer le paysage.
La route prend parfois des airs de chemins avec une seule voie et des tunnels de 3 mètres de large maximum. Nous apprenons rapidement les règles du klaxon qui porte bien ici son nom d’avertisseur.
Des rivières presque asséchées laissent voir leur lit constitué d’énormes pierres.
Arrivés à Cilaos quelques centaines de virages plus loin et quelques degrés de température en moins, nous laissons la voiture pour marcher tranquillement.
Les rues sont bordées de maisons traditionnelles en bois.
Nous avons une vue sur le célèbre Piton des Neiges, la plus haute montagne de la Réunion qui culmine à environ 3500 mètres d’altitude, partiellement dissimulé dans les nuages.
Nous profiterons de notre halte pour gouter à la spécialité locale les lentilles de Cilaos, populaires dans toute l’île. Cuisinée à la créole elles sont légèrement relevées, crémeuses et fondantes, c’est un régal.
Il nous faut maintenant redescendre, et bien que le kilométrage ne soit pas important, c’est en durée qu’il faut compter ici, nous sommes à près de 3 heures du bateau.
Je prends un raccourci repéré sur la cartographie de mon iPhone et qui ne figure pas sur la carte papier.
Monique tente un timide «tu es sûr de ton coup?». Je la rassure en lui faisant remarquer que ne peut être pire que sur la nationale 6 à Madagascar… Effectivement après cinq ou six kilomètres de tout terrain nous rejoignons la nationale. Ouf ! Monique est rassurée … et moi aussi !
Quelques averses accompagnées d’arcs-en-ciel marquent notre retour à bord.
Nous arrivons juste à temps pour le rendez-vous que nous avions avec les parents de Marie-Pierre Gomez, (celle que je surnomme depuis 3 croisières ma cousine) officier de la compagnie, et avec qui nous avons sympathisé.
Nous terminons la soirée avec les notes endiablées d’un orchestre créole avec deux superbes danseuses qui ont occupé la scène avec leurs déhanchements saccadés.
À demain !


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