C’est décidé, aujourd’hui nous faisons «relax» afin d’éviter de longues et parfois fastidieuses heures passées en voiture.
Un tout petit programme donc, improvisé comme toujours. Nous préférons les surprises, même si parfois elles peuvent être désagréables, plutôt qu’une visite préparée dans ses moindres détails qui au final élimine l’effet de surprise. Enfin, ce n’est que notre avis !
Et tant qu’on y est, puisqu’il me faut les services d’un coiffeur, pourquoi ne pas en profiter ?
Nous reprenons notre 208, Vivianne une amie de Voyage Forum avec qui nous avons déjà fait quelques excursions, nous accompagnera tout au long de cette journée.
Nous quittons le port, direction Le Port. Et oui je sais ce n’est pas très compréhensible, mais quand vous saurez que Le Port est le nom de la commune dans laquelle se trouve le port de la « Possession » vous aurez compris.
Nous empruntons ensuite la nationale 1 dénommée route des Tamarins que nous quittons à Saint Paul pour ensuite longer la côte, faite de lave noire et de sable de même couleur. C’est très beau. Nous nous arrêterons quelques instants au cap La Houssaye.
Nous voilà arrivés à Saint Gilles, et sans plus attendre je me rends chez le coiffeur pour mon «coup de tondeuse».
Je me retrouve face à deux charentais originaires de Royan qui ont quitté la métropole pour s’établir ici. Ils tiennent depuis peu le salon «les garçons en privé», tout est dans le titre. Ce sont des personnages hauts en couleur qui d’emblée font usage du tutoiement.
Nous nous rendons ensuite à l’endroit même où un an plus tôt nous déjeunions, un petit restaurant sympathique face à la plage. Malheureusement la baignade est interdite depuis, car les requins ont une nouvelle fois provoqué un accident mortel.
C’est donc à 7 kms d’ici à la plage de l’Hermitage que nous nous rendrons. C’est une plage encore sûre car il s’agit d’un lagon protégé par la barrière de corail.
Monique prendra un petit bain rafraichissant et reposant, car le mercure dépasse les 32° et l’humidité rend l’atmosphère pesante.
Nous faisons ensuite un détour pour visiter le musée de Villèle.
Nous optons pour une visite guidée qui nous expliquera l’histoire de cette bâtisse et de ses propriétaires au temps de l’esclavage.
C’est une ancienne exploitation de canne à sucre, qui ne comptait pas moins de 400 esclaves.
Nous rentrons ensuite au bateau, mais en chemin, ô miracle, une station service distribue du carburant ! La grève est terminée.
Il ne s’agit pas d’un miracle, mais cela nous a (vous a) coûté 2200 Euros qui généreusement ont été distribués à chaque pompiste.
Quand on aime on ne compte pas, de plus la France est un pays riche …de dettes.
Passons, nous voici maintenant à bord, le commandant annonce par hauts parleurs que l’état de la mer est mauvais . Nous partons toutefois à l’heure prévue.
Rapidement nous comprendrons ce que veut dire mauvaise mer. Le navire se soulève tout en accusant un roulis prononcé. NeoRiviera doit être monté sur cardant !
Toujours est-il que le spectacle du soir ou se produisait un ténor a été écourté, ce dernier étant complètement malade.
Avant de nous coucher, comme tous les soirs nous faisons un petit tour de pont. Nous nous sommes amusés de croiser un navire et de le voir monter et descendre de manière imposante.
Mais Monique et moi, marins aguerris, nous tenons le coup !


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